Djahida HOUADEF

Je te peins, tu m'étreins



 
On se peint
 
 
 
 
 
Assurer une continuité dans une œuvre d’art tient de la gageure. Un challenge de sensations ! Comment intervenir sur un esprit et des sensations déjà entamés et matérialisés ? Je croisais quelquefois des écrits sur l’histoire des œuvres d’arts qui me laissaient comprendre que l’artiste aurait d’avantage de possibilités de  perpétuer et de persister son œuvre. Une œuvre infinie qui pourra aller aussi loin que le temps !
 
 
 
Se retrouver devant une créativité accomplit afin d’y collaborer et d’y adhérer m’a amené à l’idée de l’œuvre inachevée. Sauf que dans cet engagement j’allais achever une œuvre qui ne m’appartenait pas. Laisser ses sens et son imagination divaguer, rêver et flâner sur un territoire au préalablement limité n’était pas aussi accessible que les œuvres énoncées en ont l’air.
 
 
 
L’apprivoisement des créativités confondues dans une seule œuvre traçait son objectif.  L’esprit est saisit et guidé; la recherche de l’autre avec toute son indifférence et son  ingurgitation, son contraste et son harmonie, son empreinte et son geste hardi adapte l’union pour l’établissement d’une relation symbiose et atypique.
 
 
 
Lignes et couleurs se sont entremêlés, une pigmentation s’est accumulée, des formes se sont composées, l’œuvre s’est chargée d’émotions. Une fierté et une arrogance se sont affichées car chacun de nous deux a eu l’art et la manière de continuer en élégance l’autre dans sa diversité. Mais l’œuvre restera toujours une quête de l’éternel…      
 
 
 
Entremêler les caractères et les identités dans la réalisation d’une seule œuvre effectue un travail sur soi déjà.  On attend avec surprise la manifestation et la réaction de l’autre en réponse.  Un revers de miroir  mit en surface, pour miroiter cette inestimable matière humaine conservée.
 
Djahida HOUADEF